Jean Louis Destans retire sa candidature aux législatives. Qui pour le remplacer?

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Jean Louis Destans jette l’éponge et retire sa candidature aux élections législatives de juin. Il faut vraiment que le climat politique soit délétère pour qu’il en arrive -et qu’on en arrive-  là. Ce n’est certainement pas d’ailleurs la « macronisation » de l’Assemblée Nationale que va tenter le nouveau Président de la République qui arrangera celà.

Les Eurois savent bien ce que Jean Louis a su construire avec eux durant ses quatorze années de présidence du Département. Aujourd’hui, même son opposition, qui l’avait pourtant vilipendé, reconnaît la qualité de son travail. Ainsi va la vie d’un élu qui peut être « débarqué » du jour au lendemain, que ce soit juste ou pas. S’agissant de Jean Louis qui briguait un second mandat, celui où l’on est généralement le plus efficace après le brouillon que constitue parfois le premier, je trouve, moi qui croit le connaître un peu, que c’est un beau gâchis. Et je le regrette profondément.

La question qui maintenant se pose, et se pose d’urgence, est celle d’une candidature de remplacement.

 Qui pourrait se présenter, quasiment au pied levé ? Je ne sais pas, mais je me demande en revanche s’il ne vaut pas mieux, puisque le candidat légitime se retire, saisir l’opportunité de nouer une alliance qui puisse commencer à reconstruire la Gauche .

Et demain ?

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 Ouf ! Le pire n’a pas eu lieu.

Madame Le Pen n’est pas Présidente de la République. 

Ce n’est pas une surprise, et que son score soit loin d’atteindre les 40% dont les sondeurs l’avaient créditée n’en est pas davantage une pour qui aura suivi le débat d’entre deux tours qu’elle a transformé en un match de catch lamentable.

La dynamique du Front National en est freinée. Il y a peu de chances à présent qu’il soit en mesure de constituer un groupe parlementaire conséquent qui puisse incarner l’opposition à monsieur Macron… Sous réserve bien sûr d’un minimum d’unité dans les rangs de la gauche et dans ceux de la droite, ce qui n’est pas nécessairement gagné.

Le pire n’a pas eu lieu donc, mais ce n’est pas pour autant que l’avenir se soit vraiment éclairci. Avec 65% des suffrages exprimés, la victoire de monsieur Macron est nette, mais elle n’est pas très claire. On ne voit pas bien, en effet, ce qu’elle recouvre vraiment.

Douze millions de Français ne sont pas venus voter, ce qui est considérable pour un second tour d’élection présidentielle.  Quatre millions de Français ont voté blanc ou nul, plus de dix millions ont soutenu Madame Le Pen. Enfin, parmi les vingt millions de Français qui seront venus voter pour monsieur Macron, nombreux sont ceux qui n’étaient motivés que par un rejet viscéral de l’idéologie d’extrême droite.

Second tour, le point de vue de Cassandre

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 J’entends que certains font la fine bouche et qu’ils ne voteront pas Macron dimanche. Les deux tiers des militants de la France Insoumise s’apprêtent en particulier à voter blanc ou à s’abstenir.   Meno male , comme disent les Italiens, ce ne sont que les militants et non pas les sept millions de Français qui ont voté Mélenchon au premier tour …

Encore que !

 Un politologue averti nous indiquait ce matin sur France Inter que 40% seulement de ces sept millions voteraient Macron quand 19% choisiraient madame Le Pen.

Avec 19%, ce sont plus d’un million trois cent mille Français qui passeraient d’un vote Mélenchon au premier tour à un vote Le Pen au second.   Une position plus claire et immédiate de leur mentor quant au danger du vote Le Pen n’aurait-elle pas évité ou en tout cas limité ce phénomène ?

Finalement, il n’est même plus temps de faire barrage au Front National, ni de lui fermer la porte.  Il est déjà entré dans la salle et il occupe aujourd’hui le centre de la scène.

Lettre ouverte à Benoît Hamon

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 Cher Benoît Hamon.

Permets que je te tutoie. A force de faire campagne, j’ai l’impression de te connaître comme on connaît un vieil ami.

Je suppose que te pèse encore notre défaite du premier tour que beaucoup ont contribué à construire, à commencer par nos propres « amis » du Parti Socialiste.

Je sais que mon avis n'a que peu d'importance , mais laisse-moi te dire tout de même que tu as fait tout ce que tu pouvais, vraiment, et que, t’adressant à l’intelligence et au cœur des gens, tu as mené une campagne digne, à laquelle j’ai été fier de participer.  

Pas de suspense pour le second tour, mais après ?

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 La messe est dite. Nous aurons Macron pour président de la République dans quinze jours. Sans doute n’atteindra-t-il pas les 82% de monsieur Chirac en 2002, mais je ne vois pas comment il pourrait ne pas gagner ou plutôt comment pourrait ne pas perdre madame Le Pen, qui représente la régression programmée de ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui constituent la devise de notre République.

J’entends déjà les amertumes, les aigreurs, le frottement des couteaux qu’on aiguise, les « C’est ta faute, non c’est la tienne » qui commencent à saturer les réseaux sociaux. J’imagine que nombre de Français, à commencer par ceux que j’ai vu défiler dans le bureau de vote de La Madeleine que je présidais hier, ne se reconnaîtront pas dans le duel Le Pen-Macron pour lequel les médias devront réinventer les codes du suspense … Mais nous aurons tout de même Macron pour président dans quinze jours. Et tant pis si, dans son discours de favori hier soir, il n’a fait qu’enfiler un collier de généralités tiédasses à coté desquelles les propos que j’entendrai au comptoir du bistrot où je vais chercher mon journal le matin, me paraîtront avoir la finesse d’un billet de Nicole Ferroni.

lettre ouverte à un(e) indécis(e)

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 Chère indécise, cher indécis

Tu n’es pas sûr de ton vote, tu n’es même pas sûr d’aller voter, tu n’es pas sûr de toi.

La campagne électorale aura été tellement détournée de son objet, par les affaires, par les concours d’éloquence et de petites phrases, par des sondages et des commentaires qui tiennent plus de la retransmission d’une course de chevaux ou d’un match de foot que de l’information sur un débat politique pourtant majeur et qui nous concerne tous. 

On en finirait presque par oublier que, dans quelques semaines maintenant, il va falloir que se constitue un gouvernement, que l’on envoie des femmes et des hommes siéger au parlement, que l’on modifie des lois, que l’on en fasse de nouvelles et qu’on les applique.

Evreux Porte Normande: l'agglo en marche ?

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 Je me suis fâché mardi soir durant le conseil communautaire. Intervention vive qui succédait à une rage froide dont je ne sais si elle était provoquée par le mépris du Président pour notre assemblée ou par l’apathie de nombre de mes collègues.

Mépris d’un Président qui ne prend même plus la peine d’étayer les délibérations qu’il met au vote du conseil communautaire autrement que par des aphorismes d’une banalité affligeante comme « qui n’avance pas recule ».

Apathie ou peut-être résignation de collègues qui acceptent de telles délibérations et, pour certains, ne voient même pas l’intérêt qu’il y aurait à les argumenter. Quelques uns vont parfois même jusqu'à les soutenir et ajoutent à leur tour quelque aphorisme bien senti comme « demander la justification d’une décision, c’est des bêtises »

De quoi s’agissait-il donc ce mardi ?

La valse des faux-culs

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Il l'aura annoncé en pointillés, ménageant ses effets, vérifiant d'abord qui partirait et qui ne partirait pas, se complaisant également à étirer sa décision longuement dans les médias. Valls votera Macron dès le premier tour.

A dire vrai, c'était plutôt un secret de Polichinelle. Mais sans doute avait-il envie d'exister encore un peu dans la petite lucarne, avant de renouer avec son statut d'avant, quand il ne pesait que moins de 7 % aux primaires de 2011.

Faut-il parler de trahison.

C'est sans aucune utilité. Ce choix de Valls de ne pas soutenir Benoît Hamon,, on l'a vu poindre dès son échec au premier tour de la primaire. C'était tellement visible dans ses postures, tellement téléphoné, qu'il en deviendrait presque l'illustration de cette répartie que l'on doit à Audiard : « Être Faux-cul et le porter à ce point sur le visage, c'est quasiment de la franchise. »

"En Marche" une barricade bien dérisoire

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 Parmi les élus du département, je crois me souvenir que c’est Mélanie Mammeri qui a donné le « La » du ralliement à monsieur Macron, suivie de très près par Bruno Questel. Je n’y ai, à dire vrai, accordé que peu d’importance. Après tout, chacun est libre de ses choix, même les plus étranges.

Un peu curieux tout de même, j’ai interrogé quelques élus centristes de la ville d’Evreux sur leur posture après le ralliement de François Bayrou au même monsieur Macron. J’ai bien senti qu’ils étaient écartelés entre leur fidélité au chef du modem et leur allégeance à l’ex-lemairiste et néo-fillonniste qu’est le maire d’Evreux. L’un d’entre eux m’a toutefois dit du bout des lèvres qu’ils suivraient le national.

Je les trouve assez silencieux depuis lors.

Hier, c’est Jean Louis Destans qui annonçait son ralliement à monsieur Macron, et c’est pour moi d’une toute autre importance. J’ai appris en effet au cours des quatorze années où j’aurai été son vice-président au Département qu’il ne manquait ni de panache, ni d’intelligence et que, lorsqu’il prenait une décision que je trouvais « étonnante », elle finissait souvent par me devenir évidente avec le recul.

Ah la Révolution !

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 Le porte-parole de monsieur Mélenchon, qui, campagne électorale oblige, court quotidiennement les plateaux, nous a servi ce matin sur LCI la même soupe qu’à l’ordinaire, s’agissant de Benoît Hamon.

Aucun accord n’est possible avec le candidat du PS qu’est Benoît Hamon, a-t-il clamé à l’instar de son patron. Sous-entendu :  Hamon = Hollande = Cambadélis et, tant qu’on y est,  = Valls.

Valls, Parlons-en de Valls ! Il se refuserait à parrainer Benoît Hamon et certains vont jusqu’à dire qu’il serait au bord du ralliement à Macron.

Hamon n’est donc pas le candidat de Valls.  Est-il celui de monsieur Hollande ? C’est assez peu probable, ou si c’est le cas, monsieur Hollande le cache bien.  Quant à la centaine d’élus socialistes qui font aujourd’hui le panégyrique de monsieur Macron, on ne peut pas dire non plus qu’Hamon soit leur candidat ! Pas plus que celui des militants qui se mettent en vacances de militantisme, fâchés que monsieur Valls ait été battu à la primaire.

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