PC-Front de Gauche, PS et Verts , une candidature d'union dans la deuxième circonscription de l'Eure

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 Monsieur Macron cherche la majorité absolue aux législatives et, puisqu'il ne s'est appuyé sur aucun Parti, il a besoin de continuer à fragiliser ce qui reste de la Gauche, en même temps qu’il tente d'éparpiller la Droite façon puzzle. En fait, c'est un “ni droite ni gauche” qui va se traduire, si l'on n’y prend pas garde, par un pouvoir présidentiel absolu d’une nature inédite et qui pourrait d’ailleurs évoquer le bonapartisme bien plus que le gaullisme.

Mais au fond, monsieur Macron n’est ni le Général Bonaparte, ni le Général de Gaulle. Il est monsieur Macron, un énarque surdoué, entouré d’énarques presque aussi doués, et de ministres ligotés, s’agissant en tout cas des transfuges des deux principales formations politiques du pays.  Regardons par exemple la posture de Monsieur Le Maire, candidat de droite qui, dans le département s’est organisé une petite baronnie et qui, tenté à présent par un ministère auprès de monsieur Macron va combattre les candidats de droite qu’il a lui-même désignés. Si l’on donne à monsieur Macron, lors de l’élection legislative, une majorité absolue de redevables qui lui seront fidèles,  il sera en mesure de gérer avec ses collaborateurs, “ l’entreprise France” comme savent le faire les énarques, avec rigueur et sans passion… Mais en oubliant que la France n’est pas une entreprise et que la Politique n’est pas seulement une affaire de gestion, loin de là.

Emmanuel, Philippe, François, Bruno et les autres

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 Nouvelles pratiques, nouveau gouvernement !

Monsieur Macron a bien du talent pour la pêche aux compétences. J’avoue quelques a priori favorables pour monsieur Hulot, ou madame Nyssen, ou encore madame Buzyn et quelques autres. J’imagine d’ailleurs qu’une partie des Macronistes de la première heure, ceux qui, issus de la Gauche, le sont devenus pour éviter un second tour Fillon/Le Pen, fixeront l’image de ces quelques personnalités, sans oser en détourner le regard, pour ne pas voir « le côté obscur de la Marche».

Vieilles pratiques, recyclages au gouvernement !

Quand je vois en revanche les photos de François Bayrou, de Bruno Lemaire ou de Gérard Collomb, elles ne me m’inspirent pas vraiment le renouvellement.

Le retour du père Larumeur... et de Champredon

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             - Viens voir la Josette ce qu’ils disent dans l’journal… Nan nan, continue de battre l’omelette mais écoute :  Le Champredon il revient pour qu’il soit député.

-          Moi ça ne m’étonne guère. Regarde, il a toujours le costume, même quand c’est pas dimanche! Mais il revient comme quoi au juste ce coup-là ? Socialiste, Modemiste, Radical … tout de même pas Macroniste non !

-          Bingo ! Mais attention la Josette, pas Macroniste Macroniste, le Champredon il est Macroniste de gauche ! Tiens j’te lis ce qu’il a dit : « Je veux donner une aile gauche à la majorité présidentielle et être exigeant avec elle … » C’est beau non !

-          Attend mon Roger que je verse l’omelette dans la poêle.  Mais l’autre alors, le Gouttefarde que tu m’as dit, celui que monsieur Macron a désigné ?

-          Lui c’est sûrement Un Macroniste du centre ma Josette

-          Oui mais monsieur Macron il dit déjà qu’il est au centre, alors le Gouttefarde il s’rait au centre du centre, comme le point rouge au milieu du rond jaune sur la cible de ton tir à l’arc.

Jean Louis Destans retire sa candidature aux législatives. Qui pour le remplacer?

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Jean Louis Destans jette l’éponge et retire sa candidature aux élections législatives de juin. Il faut vraiment que le climat politique soit délétère pour qu’il en arrive -et qu’on en arrive-  là. Ce n’est certainement pas d’ailleurs la « macronisation » de l’Assemblée Nationale que va tenter le nouveau Président de la République qui arrangera celà.

Les Eurois savent bien ce que Jean Louis a su construire avec eux durant ses quatorze années de présidence du Département. Aujourd’hui, même son opposition, qui l’avait pourtant vilipendé, reconnaît la qualité de son travail. Ainsi va la vie d’un élu qui peut être « débarqué » du jour au lendemain, que ce soit juste ou pas. S’agissant de Jean Louis qui briguait un second mandat, celui où l’on est généralement le plus efficace après le brouillon que constitue parfois le premier, je trouve, moi qui croit le connaître un peu, que c’est un beau gâchis. Et je le regrette profondément.

La question qui maintenant se pose, et se pose d’urgence, est celle d’une candidature de remplacement.

 Qui pourrait se présenter, quasiment au pied levé ? Je ne sais pas, mais je me demande en revanche s’il ne vaut pas mieux, puisque le candidat légitime se retire, saisir l’opportunité de nouer une alliance qui puisse commencer à reconstruire la Gauche .

Et demain ?

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 Ouf ! Le pire n’a pas eu lieu.

Madame Le Pen n’est pas Présidente de la République. 

Ce n’est pas une surprise, et que son score soit loin d’atteindre les 40% dont les sondeurs l’avaient créditée n’en est pas davantage une pour qui aura suivi le débat d’entre deux tours qu’elle a transformé en un match de catch lamentable.

La dynamique du Front National en est freinée. Il y a peu de chances à présent qu’il soit en mesure de constituer un groupe parlementaire conséquent qui puisse incarner l’opposition à monsieur Macron… Sous réserve bien sûr d’un minimum d’unité dans les rangs de la gauche et dans ceux de la droite, ce qui n’est pas nécessairement gagné.

Le pire n’a pas eu lieu donc, mais ce n’est pas pour autant que l’avenir se soit vraiment éclairci. Avec 65% des suffrages exprimés, la victoire de monsieur Macron est nette, mais elle n’est pas très claire. On ne voit pas bien, en effet, ce qu’elle recouvre vraiment.

Douze millions de Français ne sont pas venus voter, ce qui est considérable pour un second tour d’élection présidentielle.  Quatre millions de Français ont voté blanc ou nul, plus de dix millions ont soutenu Madame Le Pen. Enfin, parmi les vingt millions de Français qui seront venus voter pour monsieur Macron, nombreux sont ceux qui n’étaient motivés que par un rejet viscéral de l’idéologie d’extrême droite.

Second tour, le point de vue de Cassandre

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 J’entends que certains font la fine bouche et qu’ils ne voteront pas Macron dimanche. Les deux tiers des militants de la France Insoumise s’apprêtent en particulier à voter blanc ou à s’abstenir.   Meno male , comme disent les Italiens, ce ne sont que les militants et non pas les sept millions de Français qui ont voté Mélenchon au premier tour …

Encore que !

 Un politologue averti nous indiquait ce matin sur France Inter que 40% seulement de ces sept millions voteraient Macron quand 19% choisiraient madame Le Pen.

Avec 19%, ce sont plus d’un million trois cent mille Français qui passeraient d’un vote Mélenchon au premier tour à un vote Le Pen au second.   Une position plus claire et immédiate de leur mentor quant au danger du vote Le Pen n’aurait-elle pas évité ou en tout cas limité ce phénomène ?

Finalement, il n’est même plus temps de faire barrage au Front National, ni de lui fermer la porte.  Il est déjà entré dans la salle et il occupe aujourd’hui le centre de la scène.

Lettre ouverte à Benoît Hamon

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 Cher Benoît Hamon.

Permets que je te tutoie. A force de faire campagne, j’ai l’impression de te connaître comme on connaît un vieil ami.

Je suppose que te pèse encore notre défaite du premier tour que beaucoup ont contribué à construire, à commencer par nos propres « amis » du Parti Socialiste.

Je sais que mon avis n'a que peu d'importance , mais laisse-moi te dire tout de même que tu as fait tout ce que tu pouvais, vraiment, et que, t’adressant à l’intelligence et au cœur des gens, tu as mené une campagne digne, à laquelle j’ai été fier de participer.  

Pas de suspense pour le second tour, mais après ?

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 La messe est dite. Nous aurons Macron pour président de la République dans quinze jours. Sans doute n’atteindra-t-il pas les 82% de monsieur Chirac en 2002, mais je ne vois pas comment il pourrait ne pas gagner ou plutôt comment pourrait ne pas perdre madame Le Pen, qui représente la régression programmée de ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui constituent la devise de notre République.

J’entends déjà les amertumes, les aigreurs, le frottement des couteaux qu’on aiguise, les « C’est ta faute, non c’est la tienne » qui commencent à saturer les réseaux sociaux. J’imagine que nombre de Français, à commencer par ceux que j’ai vu défiler dans le bureau de vote de La Madeleine que je présidais hier, ne se reconnaîtront pas dans le duel Le Pen-Macron pour lequel les médias devront réinventer les codes du suspense … Mais nous aurons tout de même Macron pour président dans quinze jours. Et tant pis si, dans son discours de favori hier soir, il n’a fait qu’enfiler un collier de généralités tiédasses à coté desquelles les propos que j’entendrai au comptoir du bistrot où je vais chercher mon journal le matin, me paraîtront avoir la finesse d’un billet de Nicole Ferroni.

lettre ouverte à un(e) indécis(e)

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 Chère indécise, cher indécis

Tu n’es pas sûr de ton vote, tu n’es même pas sûr d’aller voter, tu n’es pas sûr de toi.

La campagne électorale aura été tellement détournée de son objet, par les affaires, par les concours d’éloquence et de petites phrases, par des sondages et des commentaires qui tiennent plus de la retransmission d’une course de chevaux ou d’un match de foot que de l’information sur un débat politique pourtant majeur et qui nous concerne tous. 

On en finirait presque par oublier que, dans quelques semaines maintenant, il va falloir que se constitue un gouvernement, que l’on envoie des femmes et des hommes siéger au parlement, que l’on modifie des lois, que l’on en fasse de nouvelles et qu’on les applique.

Evreux Porte Normande: l'agglo en marche ?

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 Je me suis fâché mardi soir durant le conseil communautaire. Intervention vive qui succédait à une rage froide dont je ne sais si elle était provoquée par le mépris du Président pour notre assemblée ou par l’apathie de nombre de mes collègues.

Mépris d’un Président qui ne prend même plus la peine d’étayer les délibérations qu’il met au vote du conseil communautaire autrement que par des aphorismes d’une banalité affligeante comme « qui n’avance pas recule ».

Apathie ou peut-être résignation de collègues qui acceptent de telles délibérations et, pour certains, ne voient même pas l’intérêt qu’il y aurait à les argumenter. Quelques uns vont parfois même jusqu'à les soutenir et ajoutent à leur tour quelque aphorisme bien senti comme « demander la justification d’une décision, c’est des bêtises »

De quoi s’agissait-il donc ce mardi ?

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