L'accord du participe passé révélé au candidat d'En Marche

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 « Que le premier qui n’a jamais hésité sur un accord de participe passé lui jette la première pierre ! »

C’est ce qui m’est venu en tête d’abord quand, extirpant d’un paquet de publicités  diverses la circulaire du candidat de « En Marche »,  j’y ai trouvé cette énormité … « Si je suis élue…etc  », nous dit-il dans le dernier paragraphe.  Ah cet accord au féminin pour le jeune Fabien !

A la réflexion pourtant, je crains que cette faute d’accord n’ait finalement un sens, et peut-être même un sens assez terrifiant.

Ou bien en effet le candidat d’Emmanuel Macron (c’est ainsi qu’est rédigée la légende de la photo) est tellement certain d’être élu qu’il a déjà choisi une collaboratrice pour écrire à sa place. C’est tout de même peu probable.

Ou bien, et il y a quelques indices qui vont en ce sens, sa lettre circulaire est une lettre type , rédigée sous le contrôle des chefs de «  La République en Marche », et rédigée par une dame, ce qui expliquerait le « si je suis élue » avec un E final à élu.

 Il s’agirait alors d’un texte à trous dans lequel le candidat est invité à compléter les deux ou trois détails qui personnaliseront la circulaire : nom, prénom,  profession etc.  Les instructions y sont très précises, y compris quant à l’emplacement de la photo de l’impétrant  que l’on a repéré par un « Le candidat d’Emmanuel Macron »…  Et comme les instructions n’interdisent pas de laisser cette phrase repère, elle est restée ! Vous connaissez ce mot de Coluche : « tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire »

Nous avions déjà eu le plaisir de découvrir un peu partout dans le pays les affiches prémâchées de La République En Marche, où l’on a « photoshopé » le candidat à côté du portrait figé d’un Macron qui s’entraîne à regarder droit vers l’horizon.

Nous avons aujourd’hui le bonheur de découvrir des professions de foi prédigérées.

Inutile de s’attarder sur leur contenu. Il ne révèle rien du candidat, ni son âme ni sa tripe. C'est le propre d'une lettre-type. Ce sont beaucoup de mots creux avec, en filigrane, un serment d’allégeance au Petit Caporal, pardon ... Je veux dire au Président de la République que la France a élu pour ne pas élire madame Le Pen.

 Demain, peut-être va-t-on découvrir avec enthousiasme les candidats élus de « En Marche » rangés par deux et en uniforme, chantant en chœur la même chanson dont, couplets et refrain seront fixés par ordonnances.

Qui donc a dit que les Français en avaient assez de la pensée unique ?