Vous êtes iciBlogs / gerardsilighini's blog / Qui sera le prochain secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans l'Eure ?

Qui sera le prochain secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans l'Eure ?


Publié pargerardsilighini, le24 janvier 2012

Un bref résumé des épisodes précédents

1- Yves Léonard, premier secrétaire de la fédération du Parti Socialiste de l'Eure renonce à son mandat qu'il ne devait initialement quitter, comme c'est la règle dans notre parti, qu'au prochain congrès.

Moi qui le connais tout de même un peu, je puis témoigner de ce que son départ n'est provoqué que par des contraintes professionnelles qu'il ne peut contourner.

2- Après débat, le bureau fédéral, dont c'est la compétence, décide d'organiser l'élection d'un nouveau secrétaire fédéral comme il est de règle plutôt que mettre en place une direction collective provisoire composée on sait trop selon quels critères ...

Cette élection, nous décidons (Je dis "nous" parce que je suis membre du bureau fédéral) de l'organiser dans un calendrier très serré... Nous avons en effet à mener une campagne présidentielle bien plus importante pour la France et les Français que la désignation du secrétaire de notre fédération.

Des candidatures à ne savoir qu'en faire

J'exagère en disant celà, mais il y a tout de même quatre candidats:

François Bouillon, Richard Jacquet, Marc-Antoine Jamet, Rachid Mammeri.

Quatre candidats, cela témoigne de la richesse de notre parti.

Cela témoigne d'une bonne santé démocratique ... Secrétaire fédéral, c'est en effet un job ingrat... un sacerdoce. Il faut avoir le cuir épais parce que les copains ne sont pas toujours tendres. Il faut mettre en synergie des personnalités dont les egos débordent parfois. Il faut  être proche des militants et, surtout, être présent. Il faut savoir galvaniser et porter l'image de notre parti ... Mais aussi savoir s'effacer et ne pas soi-même déborder d'un ego qui braquera l'autre quel qu'il soit.

Pour ma part, je soutiens Richard Jacquet

Non que je n'aime pas les autres candidats, ni que l'on m'ait donné quelque instruction que ce soit. Je le précise parce que j'entends ici et là des lamentations ou des récriminations de certains qui pensent que toute personne soutenant un autre candidat que celui qu'ils soutiennent eux  serait aux ordres d'on ne sait quel quarteron de "grands" de ce microcosme eurois qui voudraient en empêcher un autre de grandir.

Je soutiens Richard Jacquet d'abord parce qu'à 37 ans il a acquis déjà une belle expérience de notre parti et de l'engagement.

Issu du MJS et du monde associatif. Très présent ces dernières années dans nombre de groupes de travail ou de commissions au sein de la fédération. Energique, militant dans l'âme et dans l'action, il conduit en 2008 une liste que les habitants de Pont de l'Arche portent à la mairie...

Ensuite parce qu'il ne passe pas sa vie à courir après les caméras.

Je l'ai croisé de nombreuses fois dans les manifs et dans l'action bien entendu... Mais aussi dans nos instances.

Il n'est pas homme à vouloir à tout prix briller. Il intervient quand il le faut, pour faire avancer le débat vers des solutions partagées.

C'est ce que, pour ma part,  j'attends d'abord d'un secrétaire fédéral... Qu'il rassemble, qu'il écoute, qu'il mobilise, qu'il coordonne et qu'il soit garant de l'action.

Oui mais est-ce un tribun m'a demandé un camarade ?

A dire vrai, je n'en sais rien, mais que le secrétaire fédéral soit un tribun est secondaire.

De tribuns, notre parti n'en manque pas et ils se feront entendre dans la campagne majeure qui doit, dans trois mois, donner à la France un nouveau Président de la République et lui redonner aussi confiance en elle... Ils se font d'ailleurs déjà entendre.

Le secrétaire fédéral, c'est plutôt celui qui doit coordonner l'action, une sorte de chef d'orchestre... A un chef d'orchestre, on ne demande pas d'être le premier violon. Et je ne suis pas certain qu'à l'inverse, même si cela arrive parfois, un premier violon puisse à tout coup être un bon chef d'orchestre.

 



 

 

 

Monsieur,

Quelle étrange suspicion ! 

Mais, c'est vrai, après tout, comment vous prouver que je suis bien l'auteur de ces quelques lignes ?

Catherine Jamet... enfin, je le crois !  

De quelle suspicion parlez vous donc madame ?

Avez vous bien lu l'introduction que j'ai rédigée pour présenter votre commentaire ?

Si j'avais réellement soupçonné que vous ne soyez pas l'auteur du texte qui m'était adressé, pensez vous vraiment que je l'aurais publié, contribuant ainsi à créer de la rumeur?

Bien à vous

J'ai reçu le commentaire de Catherine Jamet vide de mots.

Sans doute une fausse manoeuvre et Philippe Bove m'adresse le texte de ce qu'il aurait dû être.

Je ne connais pas Catherine Jamet et je la prie de me pardonner à l'avance de publier un texte qu'elle ne m'a pas fait parvenir directement, mais je n'imagine pas qu'il puisse s'agir d'un faux.

Sur le contenu de son propos qui semble prendre la défense de son époux face à des attaques que mon billet lui aurait portées, je rappelle que, pour ma part, je n'ai pas désigné Marc-Antoine dans un texte qui ne vise qu'à soutenir Richard Jacquet parmi quatre candidats.

Si Catherine Jamet reconnait son époux dans une sorte de portrait en creux qui découlerait de ma description de Richard Jacquet, je lui en laisse la pleine responsabilité...

Je ne combats personne de mes amis politiques et je suis convaincu que Marc Antoine, comme chacun d'entre nous, prendra toute sa part dans la bataille qui est engagée. Il le fait depuis longtemps et avec talent.

Nous le faisons depuis longtemps les uns et les autres...

Pour le reste, élire Richard Jacquet, c'est  permettre qu'il amplifie l'impact de l'énergie, du dynamisme et de l'efficacité qu'on l'a vu mettre en oeuvre au MJS et à Pont de l'Arche. C'est faire le pari de l'avenir.

Gérard,

Comme convenu lors de notre échange téléphonique de cet après midi, je te transmets le texte de Catherine Jamet que j’ai pu récupérer.

En espérant que tu puisses l’insérer dans les commentaires de ton blog.

Amitiés socialistes

PhB

 

« 

Tout d’abord, pour ceux qui ne me connaissent pas, je voudrais me présenter. Je m’appelle Catherine Jamet et je suis l’épouse de Marc Antoine.

N’aimant guère le mélange des genres, mon intention n’est pas de vous dire combien je le soutiens.

Je voudrais simplement dire deux ou trois choses de lui que je connais depuis un peu plus de 35 ans.

Je ne suis pas en service commandé. Je parle en toute liberté.

Marc Antoine a toujours considéré qu’il devait donner une part de son temps, de son énergie, de ses compétences à « la chose publique », à la vie politique, à la conquête d’une société plus juste.

Il a toujours refusé et refuse toujours, alors que ses seuls efforts personnels le lui permettraient, de s’enfermer dans une bulle confortable et égoïste.

Alors, il s’est engagé en politique, il a mené des combats, remporté de belles victoires, avalé aussi quelques couleuvres. Mais, bon, il n’est pas de sucre et les obstacles, il sait les surmonter.

 

La vie politique le passionne. Le combat politique, attention, le vrai, celui qui consiste à battre nos vrais adversaires, il aime ça. Le militantisme, il l’a chevillé au corps.

Et, oui, c’est vrai, plutôt que de gratter des notes seul dans son bureau, ou animer des clubs de réflexion, il préfère le terrain, la rencontre avec les militants, avec les électeurs, l’organisation de réunion, de meetings. Il y met toute son énergie, son savoir-faire et souvent, je crois, qu’il y réussit plutôt pas mal. Mais là, je m’égare et deviens très subjective…

Et, c’est vrai, il fait tout cela avec sa personnalité.

 

Qu’il ne déteste pas être sous le feu des projecteurs ? Il ne déteste pas. Et alors ? Est-ce un mal ? Dès lors qu’il défend, avec la verve qu’on lui reconnaît, des idées justes, des idées que nous revendiquons collectivement.

 

Qu’il aime que les choses se fassent. Vite. Bien. Plutôt dans le sens qu’il souhaite leur donner ? Ce n’est pas faux. Et alors ? Libre à ceux qui ne partagent pas sa conception des choses de le dire et de proposer mieux. Les bonnes idées, les vraies, savent toujours s’imposer. Tôt ou tard… Ne sommes nous pas dans un parti de dialogues, d’échange d’idées, attaché aux principes démocratiques élémentaires ?

 

Qu’il ait la plume ou le verbe, certes très facile, mais quelquefois, incisif pour ne pas dire trop incisif ? C’est vrai. Mais n’avons-nous pas besoin d’un premier fédéral combattif, réactif dans une période de combat politique, où, il faut faire mouche, répliquer, proposer, argumenter, riposter… à nos adversaires de la droite, bien évidemment !

 

Pour terminer, une confidence. Cette candidature me paraissait, et sans doute paraissait-elle à Marc Antoine, plutôt légitime. Pas spécialement saugrenue ou farfelue. Il semblait même qu’il répondait assez bien aux critères et exigences du job. Qui, souvenons-nous en, ne le conduira pas à devenir maître du monde ou de la galaxie, mais à voir converger les demandes, les ennuis, les difficultés.

 

Bref, comme dirait l’autre, je ne comprends pas (ou peut-être si, mais je n’ose y croire dans une période où l’enjeu politique national est si important) pourquoi on se priverait d’un premier fédéral qui veuille en découdre et mettre son temps, son expérience et son ardeur au service d’une victoire que nous voulons unanimement.

 

Flux RSS

Syndiquer le contenu